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Santé, Mensonges et Propagande de T. Souccar et I. Robard, éd. Seuil

Quand on devient maman, chacun y va de son petit conseil pour bien élever nos enfants : il faut leur donner 500ml de lait par jour, pas trop de ci, plus de ça. Les grand-mères nous ressortent leurs recettes d’antan, les pédiatres leurs conseils nutritionnels signés Lactel et autre fabricant … Et quand on devient écolo., on devient méfiant. On réalise à quel point nous avons pu nous fourvoyer sur nombre de sujets. Avec cette perspective, j’ai eu envie d’en savoir plus coté alimentation, d’avoir une vision objective et étayée. J’ai donc lu Santé, Mensonges et Propagande.

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A la découverte de créateurs engagés … Tristan Lecomte d’ Alter Eco

Alter Eco est un véritable pionnier du commerce équitable. Créé en 1998, les produits Alter Eco sont maintenant distribués dans 3000 points de vente (dont leur propre boutique sur internet) et 5 pays différents. Son fondateur, Tristan Lecomte, est surtout un ami passionné et passionnant ! Je suis son aventure depuis ses débuts et c’est en grande partie grâce à lui que je me suis décidée à me lancer (à mon échelle) dans ce commerce plus durable.

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Bye-Bye l’amap

Voilà une semaine que j’ai dû me résoudre à quitter l’AMAP du moulin des lapins ! Cela me rend très triste mais cela n’avait plus aucun sens.

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L’atelier cuisine de la Biocoop

Ma Biocoop, Cobionat à Salernes (Var), est l’une des rares Biocoops dont les statuts juridiques soient ceux d’une Coopérative. Cela signifie que nous (ses consommateurs qui payons notre cotisation annuelle) avons un numéro de coopérateur et le devoir de voter lors de l’assemblée générale annuelle. Cette année, je me suis non seulement aquittée de ce devoir avec plaisir, mais j’ai pu en plus participer à l’atelier cuisine organisé Samedi soir pour préparer les petits plats qui seraient consommés le lendemain lors de l’assemblée génerale (qui est en fait une grosse fête, vous l’avez compris).

Déjà, je n’avais jamais participé à un atelier cuisine, mais c’est super sympa. J’étais de loin la plus jeune, et j’adore les mélanges de générations. Chacun a partagé ses petits trucs, et les langues se délient quand les mains travaillent. Les personnalités ressortent tout de suite dans une cuisine, beaucoup mieux que dans un salon, ou même à table.
Ensuite, j’ai appris quelques recettes saines et delicieuses, dont voici les plus simples:
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Économisez l’économe !

J’ai assisté Dimanche, au marché, à une petite scène qui m’a fait sourire. Mon adorable maraîchère bio s’est presque mise en colère, disons qu’elle a fortement réagi, quand une non moins adorable vieille dame s’est plainte de la corvée d’épluchage des légumes.

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Juste un soupcon d’animal

Nous avons parlé un peu ces derniers temps de notre consommation de viande. En France, elle a plus que doublé en 50 ans pour finalement se stabiliser (de 47 kg/an/personne en 1937 à 103 kg/an/personne en 1987). Il est commun pour nombre d’entre nous de consommer de la viande deux fois par jour, avec de belles portions.
Quand on passe à une alimentation bio, on en vient souvent à réduire sa consommation de viande (et de poissons), d’abord pour des raisons budgétaires, mais aussi pour réequilibrer notre alimentation dans un souci de santé, ou parfois, bien que plus rarement, pour des raisons éthiques et écologiques.

Tel fut du moins notre parcours. Et je me souviens qu’au début, ce fut un sacré casse-tête.
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Pour y voir clair sur les poulets n°2

Maintenant que vous savez comment sont produits 90% des poulets français –ceux que l’on appelle les « poulets standard » ou « poulets classe A »- je vous propose d’explorer les 10% restants afin de vous y retrouver parmi les différents labels. Vous trouverez à la fin de ce billet un tableau récapitulatif, mais commençons par un peu d’histoire. .

Le Label Rouge est une initiative française, applaudie à l’étranger, et mise en œuvre dés 1965, soit seulement quelques années après le début de l’aviculture intensive, afin de satisfaire aux exigences gustatives des consommateurs déçus par le goût –ou, plus exactement, l’absence de goût- des nouveaux poulets qui inondaient le marché. Cocorico… En matière de goût, on ne trompe pas le Français! !
C’est l’histoire d’un succès puisque la production annuelle est passée de 3 Millions de poulets à la fin des années 1960 à 76 Millions en 1995. Depuis, on observe une stagnation. Nos papilles gustatives seraient-elles moins exigentes ? L’uniformisation et la « médiocratisation » (pardonnez-moi ce terme affreux mais juste) du goût font certainement partie des raisons invoquées : Les nouvelles générations de consommateurs élevées au poulet standard s’en satisfont puisqu’elles n’ont pas connu autre chose. Par ailleurs, de plus en plus de poulets sont vendus sous forme de cuisse ou d’escalope (on les appelle produits de 2ème génération) ou de produits dérivés, dits de 3ème génération, tels que la charcuterie. Et de moins en moins sous la forme de poulets entiers. Ainsi, si seulement 9,5% des poulets produits en France sont des Label Rouge, ils représentent 20% des poulets consommés par les ménages et 30% des poulets entiers. Le Label Rouge regroupe de nombreuses IGP (Indication Géographique Protégée), comme le Poulet de Loué ou le Poulet des Landes, qui sont autant de gages de spécificités régionales.

Une autre explication à la perte de vitesse des Label Rouge, est le développement des poulets Critères Qualité Certifiés qui grignotent de plus en plus de parts de marché. Ce label fut mis en place en 1988 pour répondre aux angoisses sanitaires des consommateurs. L’accent est mis sur la fréquence des contrôles et la traçabilité, bien qu’il n’existe pas de label officiel mais seulement des marques collectives privées. Comme les Labels Rouges, ils peuvent bénéficier d’IGT. Il semblerait que les consommateurs y voient un bon compromis entre le poulet standard et le Label Rouge ou le poulet biologique. .

Le Poulet Biologique représente 0,5% des parts de marché et répond aux exigences européennes du REPAB mises en place en 1999 et auxquelles la réglementation française a ajouté ses propres exigences, parmi lesquelles l’interdiction pour l’exploitant d’élever des volailles non certifiées et la limitation de la taille des exploitations. Ces limites rendent le poulet biologique français moins compétitif sur le marché européen. L’élevage est similaire à celui des poulets Label Rouge, à deux exceptions près, deux exceptions de taille : L’alimentation des poulets doit provenir de l’agriculture biologique, sans aliments de synthèse et OGM, et les traitements médicaux se limitent à la phytothérapie et l’homéopathie. De telles contraintes imposent une approche différente de l’animal, basée sur la prévention. Grâce au choix de races rustiques, à une alimentation et à un cadre de vie adaptés aux besoins spécifiques de l’animal et à la médecine douce et préventive, la plupart des maladies sont évitées. .

N’oublions pas le Poulet de Bresse, celui qui fait la fierté de la France et qui est si bon que Joël Robuchon l’assaisonne tout simplement de sel, de beurre et de romarin et l’accommode d’une cuisson lente afin de ne rien perdre de son goût. Il est le seul poulet à disposer d’une AOC…depuis 1957 ! Les reproducteurs viennent donc exclusivement de cette région. Les poussins vivent dans leurs poussinières pendant 5 semaines puis sont lâchés en plein air pour un minimum de 9 semaines. Ils se nourrissent de ce qu’ils trouvent là, mais aussi de maïs, de blé et de lait. Ils finissent leur longue vie dans de petites cages en bois afin de grossir encore un peu avant l’abattage…Tout un art ! !

Sources :

INRA
INRA 2
One voice
INST
Label Rouge
Poulet bio

(1) « The welfare of chickens kept for meat production », étude réalisée en Mars 2000 par la European Comission Health and Consumer protection directorate general.
Fast Food Nation, Eric Schlosser.
Slow Ark, June 2002, « Bionic chickens », par Serena Milano.
PMAF (Protection Mondiale des Animaux de Ferme)
INRA (Institut National pour la Recherche Agricole)

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Pour y voir clair sur les poulets

Il y a une dizaine de jours, j’ai écris sur ce blog un commentaire d’une publicité sur les Chicken Mc Nuggets dans lequel j’ ai fais allusion aux conditions d’élevage intensif des poulets en batterie, et au recours aux médicaments que de telles conditions imposaient. Ce billet, qui avait suscité de vives réactions et un peu de curiosité, se devait donc de trouver une suite plus factuelle et détaillée. Je m’efforcerai donc aujourd’hui de vous décrire sans pathos –exercice ô combien difficile- comment sont élevés les poulets conventionnels, et vous concocterai pour la semaine prochaine un tableau explicatif des différents labels. La semaine suivante, je vous proposerai de « décoller » un peu en comprenant les implications historiques et philosophiques d’une telle industrie avec quelques extraits choisis dans ma bibliothèque. Âmes sensibles s’abstenir.
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