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Michel Barnier contre l’ONU ?

Dans quelques jours à peine, nos ministres et associations plancheront ensemble sur les problèmes environnementaux. Même s’il est déjà clair que la question de l’agriculture sera reléguée au second plan, la vedette revenant à celle du réchauffement climatique, il est heureux que ce « Grenelle de l’Environnement » se produise 3 mois après l’édition par la FAO (l’antenne onusienne en charge des problèmes d’alimentation et d’agriculture au niveau mondial), de son rapport « Agriculture biologique et sécurité alimentaire’ .
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Bye-Bye l’amap

Voilà une semaine que j’ai dû me résoudre à quitter l’AMAP du moulin des lapins ! Cela me rend très triste mais cela n’avait plus aucun sens.

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Tailler la vigne # 2

À la demande de Madripoor, et pour votre culture générale, voici quelques photos:

Ma p’tite parcelle de Mourvèdre

Une vigne non taillée (système cordon)

Une vigne taillée

Les coupes (on voit bien ici celles des années passées)

Les rameaux laissés au sol, tous les deux rangs. Le tracteur passera avec un broyeur qui laissera les déchets sur place pour enrichir le sol en matière organique.

Et le fidèle Felco (le sécateur électrique)!

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Tailler la vigne

Savez-vous pourquoi, depuis déjà deux mois, les C15 Citroën apparaissent ici et là dans les vignobles français, et des hommes et femmes harnachés d’un outillage à bretelles se penchent sur les vignes nues?

C’est l’époque de la taille, un moment crucial dans le cycle végétatif de l’année, et moi je viens de finir la petite parcelle de Mourvèdre que je m’étais donnée pour mission de tailler. Un hectare, un petit hectare, qui aura pris plus d’un mois, tant il fut difficile de grapiller les moments pour m’occuper d’elle!

Et que se passerait-il si on ne la taillait pas? Hé bien la croissance végétative prendrait le dessus, et la croissance reproductive serait lésée…en gros, la vigne produirait beaucoup de bois et de feuilles, et peu de grappes de raisin. C’est dommage quand on éssaie de faire du vin. C’est donc un peu comme si on lui disait: “Allez ma belle, je sais que tu es flamboyante et ambitieuse, mais il est temps de penser à faire des petits maintenant” . L’autre intérêt de la taille, c’est qu’elle peut aussi être “formative”, c’est à dire que la vigne, année après année va prendre la forme que les coups de sécateurs auront sculptée. Comme les arbres. Regardez bien les vignes la prochaine fois que vous passez devant, et vous verrez qu’elles ne sont pas toutes formées de la même façon. Cela dépend des cépages, des régions, de la mécanique utilisée par le viticulteur, des rendements prévus, de la densité de plantation etc.

Mais la taille c’est aussi un rendez-vous annuel du vigneron avec sa vigne, au moment où le bois est à découvert, et où l’on peut voir ce qui pousse à ses pieds, ce qui se niche dans ses creux, si les vieilles plaies saignent encore, et quelle vigueur s’y déploie. Un rendez-vous essentiel pour la connaître, au moment où le printemps s’éssaie encore timidement, et où le dehors nous appelle. Il fait bon travailler dehors!

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Pour y voir clair sur les poulets n°2

Maintenant que vous savez comment sont produits 90% des poulets français –ceux que l’on appelle les « poulets standard » ou « poulets classe A »- je vous propose d’explorer les 10% restants afin de vous y retrouver parmi les différents labels. Vous trouverez à la fin de ce billet un tableau récapitulatif, mais commençons par un peu d’histoire. .

Le Label Rouge est une initiative française, applaudie à l’étranger, et mise en œuvre dés 1965, soit seulement quelques années après le début de l’aviculture intensive, afin de satisfaire aux exigences gustatives des consommateurs déçus par le goût –ou, plus exactement, l’absence de goût- des nouveaux poulets qui inondaient le marché. Cocorico… En matière de goût, on ne trompe pas le Français! !
C’est l’histoire d’un succès puisque la production annuelle est passée de 3 Millions de poulets à la fin des années 1960 à 76 Millions en 1995. Depuis, on observe une stagnation. Nos papilles gustatives seraient-elles moins exigentes ? L’uniformisation et la « médiocratisation » (pardonnez-moi ce terme affreux mais juste) du goût font certainement partie des raisons invoquées : Les nouvelles générations de consommateurs élevées au poulet standard s’en satisfont puisqu’elles n’ont pas connu autre chose. Par ailleurs, de plus en plus de poulets sont vendus sous forme de cuisse ou d’escalope (on les appelle produits de 2ème génération) ou de produits dérivés, dits de 3ème génération, tels que la charcuterie. Et de moins en moins sous la forme de poulets entiers. Ainsi, si seulement 9,5% des poulets produits en France sont des Label Rouge, ils représentent 20% des poulets consommés par les ménages et 30% des poulets entiers. Le Label Rouge regroupe de nombreuses IGP (Indication Géographique Protégée), comme le Poulet de Loué ou le Poulet des Landes, qui sont autant de gages de spécificités régionales.

Une autre explication à la perte de vitesse des Label Rouge, est le développement des poulets Critères Qualité Certifiés qui grignotent de plus en plus de parts de marché. Ce label fut mis en place en 1988 pour répondre aux angoisses sanitaires des consommateurs. L’accent est mis sur la fréquence des contrôles et la traçabilité, bien qu’il n’existe pas de label officiel mais seulement des marques collectives privées. Comme les Labels Rouges, ils peuvent bénéficier d’IGT. Il semblerait que les consommateurs y voient un bon compromis entre le poulet standard et le Label Rouge ou le poulet biologique. .

Le Poulet Biologique représente 0,5% des parts de marché et répond aux exigences européennes du REPAB mises en place en 1999 et auxquelles la réglementation française a ajouté ses propres exigences, parmi lesquelles l’interdiction pour l’exploitant d’élever des volailles non certifiées et la limitation de la taille des exploitations. Ces limites rendent le poulet biologique français moins compétitif sur le marché européen. L’élevage est similaire à celui des poulets Label Rouge, à deux exceptions près, deux exceptions de taille : L’alimentation des poulets doit provenir de l’agriculture biologique, sans aliments de synthèse et OGM, et les traitements médicaux se limitent à la phytothérapie et l’homéopathie. De telles contraintes imposent une approche différente de l’animal, basée sur la prévention. Grâce au choix de races rustiques, à une alimentation et à un cadre de vie adaptés aux besoins spécifiques de l’animal et à la médecine douce et préventive, la plupart des maladies sont évitées. .

N’oublions pas le Poulet de Bresse, celui qui fait la fierté de la France et qui est si bon que Joël Robuchon l’assaisonne tout simplement de sel, de beurre et de romarin et l’accommode d’une cuisson lente afin de ne rien perdre de son goût. Il est le seul poulet à disposer d’une AOC…depuis 1957 ! Les reproducteurs viennent donc exclusivement de cette région. Les poussins vivent dans leurs poussinières pendant 5 semaines puis sont lâchés en plein air pour un minimum de 9 semaines. Ils se nourrissent de ce qu’ils trouvent là, mais aussi de maïs, de blé et de lait. Ils finissent leur longue vie dans de petites cages en bois afin de grossir encore un peu avant l’abattage…Tout un art ! !

Sources :

INRA
INRA 2
One voice
INST
Label Rouge
Poulet bio

(1) « The welfare of chickens kept for meat production », étude réalisée en Mars 2000 par la European Comission Health and Consumer protection directorate general.
Fast Food Nation, Eric Schlosser.
Slow Ark, June 2002, « Bionic chickens », par Serena Milano.
PMAF (Protection Mondiale des Animaux de Ferme)
INRA (Institut National pour la Recherche Agricole)

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Que penser des OGM ? Sont-ils vraiment dangereux pour la santé ?

Le sujet mérite un billet étayé, factuel, descriptif … mais en attendant, je vous invite à prendre 20 minutes pour regarder ce reportage Canal Plus. Il démontre comment certaines études scientifiques indépendantes prouvent les malformations provoquées par la consommation d’OGM sur les rats. Et aussi comment certains politiques et même gouvernements étouffent ces éléments scientifiques. En d’autres termes, comment des intérêts économiques peuvent prendre le dessus sur des décisions politiques.

Ce reportage est tellement édifiant qu’il a été censuré et donc jamais diffusé. On comprend vite pourquoi !

Reportage Canal Plus sur les OGM, cliquez ici

Dépêchez-vous, il est probable que la diffusion sur le net soit elle aussi rapidement censurée.

Et vous, vous en pensez-quoi de ce reportage ? et des OGM ? Sont-elles déjà bannies de votre alimentation ? Est-ce un choix conscient que vous faites au quotidien ?

Merci à Madripoor de m’avoir passé cette info !

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Pour y voir clair sur les poulets

Il y a une dizaine de jours, j’ai écris sur ce blog un commentaire d’une publicité sur les Chicken Mc Nuggets dans lequel j’ ai fais allusion aux conditions d’élevage intensif des poulets en batterie, et au recours aux médicaments que de telles conditions imposaient. Ce billet, qui avait suscité de vives réactions et un peu de curiosité, se devait donc de trouver une suite plus factuelle et détaillée. Je m’efforcerai donc aujourd’hui de vous décrire sans pathos –exercice ô combien difficile- comment sont élevés les poulets conventionnels, et vous concocterai pour la semaine prochaine un tableau explicatif des différents labels. La semaine suivante, je vous proposerai de « décoller » un peu en comprenant les implications historiques et philosophiques d’une telle industrie avec quelques extraits choisis dans ma bibliothèque. Âmes sensibles s’abstenir.
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