Jeudi 15 février 2007
L’homme et l’animal, la fin d’une harmonie?
Quand on est choqué, horrifié, quand le monde de nos sentiments se met en branle, s’agite et nous déborde, il est important de prendre de la distance. C’est un peu ce qui s’est passé avec le billet sur les poulets en élevage intensif (par ici). C’est pourquoi je vous avais promis de philosopher ensemble cette semaine sur la question des rapports de l’homme et de l’animal. La philo, c’est mon truc, je l’ai longtemps et passionément étudiée.
En fait, j’ai changé d’avis. Avant de monter dans les hautes sphères, je crois qu’il nous faut encore un peu nous imprégner du constat, et surtout répondre à la question: Comment en sommes-nous arrivés là? Un peu d’histoire suffira donc à nous donner beaucoup de distance. Comme je ne suis qu’une petite blogueuse qui réflechit, j’ai choisi la voix de Claude Bourguignon, ingénieur agronome et Docteur ès sciences (biologie et biochimie), dont le livre Le sol, la terre et les champs, un classique de l’agriculture biologique, comporte un chapitre sur les animaux d’élevage d’une densité et d’une simplicité exemplaires. La deuxième partie du chapitre porte la question reproduite sur le titre de ce billet, et je vous la recopie ici, à peine entrecoupée. Son écriture est si énergique qu’il aurait été dommage de l’affadir en un résumé.
Bonne lecture, et dites moi ce que vous en pensez…je suis sure que ce texte ne vous laissera pas indifférents…
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