Certains diront que le développement durable ou le bio, c’est tendance, c’est mode ou c’est “hype” … tant mieux, si c’est leur manière d’affirmer que c’est le meilleur choix à faire. Pour séduire le plus grand nombre, le bio se doit de proposer des produits modernes, innovants et glamours.
Mais, derrière ces artifices, j’ai eu envie de rappeler à quel point il est urgent que nous changions nos comportements. La phrase de Jacques Chirac à Johannesburg en 2002 récapitule bien la situation : “Notre maison brûle et nous regardons ailleurs …”.
“… La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l’admettre. …”
- chaque année, nous consommons 20% de plus que ce que la terre produit. Autrement dit, la capacité de régénération de la terre a été largement franchie depuis le début des années 80, selon le WWF.
- la biomasse des océans (c’est à dire la quantité de matière vivante) a été divisée par 10 en 50 ans.
- le volume d’eau disponible par habitant a été divisé par deux depuis 1950 et sera divisé par 4 en 2025, comparé à 1950.
- 75% des plantes comestibles cultivées au début du XXème siècle ont déjà disparu.
“…L’humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents….”
- 1,3 milliard de personnes vivent avec moins de 1 dollar par jour dont 70% de femmes.
- 1 milliard d’individus ne sont pas en mesure de satisfaire leurs besoins élémentaires de consommation (nourriture, vêtement, logement).
- Les pays en développement comptent plus de 250 millions d’enfants contraints de travailler.
- Les 20% les plus riches de la population du globe se partagent 86% du PIB mondial.
“…La terre et l’humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables. Il est temps d’ouvrir les yeux.”
Ces chiffres sont éloquents et dressent un constat alarmiste de l’état de notre planète. Avec ce billet, je ne souhaite ni culpabiliser, ni effrayer. Mais plutôt donner des ailes à chacun, faire comprendre que nous sommes tous acteurs de notre destin. A notre échelle, nous pouvons agir avec détermination, grâce à nos choix de consommation personnelle et parfois aussi en orientant nos entreprises vers des choix plus écologiques (de la simple commande de fourniture aux choix industriels les plus stratégiques).
Ma décision personnelle a été, notamment, de changer de cap professionnel pour prendre mon “bâton de pélerin”. Quitter le confort d’un grand groupe cosmétique pour vous donner les moyens de vous faire plaisir avec des produits de beauté de grande qualité, respectueux de votre peau comme de son environnement. Et vous, quels ont été vos choix récents ?
Sources : Le programme des nations unies pour le développement; Graines de possibles : regards croisés sur l’écologie de N. Hulot, P. Rabhi et W. Zarachowick